Les proches
Les proches
Accompagner un proche en fin de vie représente un engagement fort, entraînant souvent des conséquences importantes sur la santé physique et psychologique du proche aidant : fatigue, épuisement, stress, anxiété, insomnie, sentiment de solitude…
Les proches sont souvent réticents à l’idée de faire appel à des intervenants extérieurs car ils ne sont pas toujours conscients de leur droit à demander une intervention ou ils ne se sentent pas légitimes à bénéficier d’une aide. Ils peuvent aussi se sentir coupables de prendre du temps pour eux ou bien inquiets à l’idée du bouleversement des repères qui pourrait se produire.
Pourtant, accepter de se faire aider permet d’éviter d’en arriver à un état d’épuisement tel que la santé physique et psychique de l’aidant est mise en danger. Les interventions extérieures sont aussi l’occasion d’intégrer des tiers dans la relation, de rompre l’isolement éventuel provoqué par la situation ou d’apporter un regard plus distancié.
Mettre en place des systèmes de relai ou de répit est un moyen pour les proches de prendre du repos, tout en permettant au malade en fin de vie de continuer à recevoir des soins à domicile.
Les congés du proche aidant
La demande est à faire auprès de l’employeur au moins 15 jours avant la date souhaitée de début du congé avec un certificat médical attestant de la gravité de la maladie.
Le congé de solidarité familiale : Permet aux salariés aidants d’accompagner un proche qui souffre d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital. Tout salarié peut y prétendre. Il ne peut être ni reporté, ni refusé par l’employeur. Il n’est pas rémunéré.
Le congé de proche aidant : Permet à un salarié résidant en France d'interrompre son activité professionnelle pour accompagner un membre de sa famille (parent en perte d'autonomie, conjoint malade, enfant en situation de handicap, etc.). Pour tous les salariés du secteur privé, les agents du secteur public, les indépendants ainsi que les demandeurs d'emploi. Il est indemnisé.
Le congé de présence parentale : Permet à un salarié de s’occuper d’un enfant à charge de moins de 20 ans dont l’état de santé nécessite une présence soutenue et des soins contraignants. Maximum 310 jours ouvrés. À utiliser selon les besoins sur une période de 3 ans.
Les aides financières
L’Allocation Journalière d’Accompagnement d’une Personne en fin de vie (AJAP) : Pour les bénéficiaires du congé de solidarité familiale, les demandeurs d’emploi et certains travailleurs non-salariés justifiant d’une baisse ou cessation d’activité du fait de la maladie de leur proche.
L'Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA) : Pour les bénéficiaires du congé de proche aidant. L’aidant a droit à un maximum de 22 AJPA par mois et la durée maximale du congé est de trois mois mais il peut être renouvelé, sans pouvoir dépasser un an sur l’ensemble de la carrière du salarié. Il n’est pas cumulable avec l’AJAP ou l’AJPP. Elle est versée par les caisses d’allocations familiales (CAF) ou la Mutualité sociale agricole (MSA).
L’Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP) : Pour les parents qui doivent interrompre leur activité professionnelle pour rester auprès de leur enfant gravement malade ou handicapé et qui peuvent justifier d’un congé de présence parentale auprès de leur employeur.
Pour toute information complémentaire :
https://www.parlons-fin-de-vie.fr/je-suis-un-proche/